La Nuit tango

Un extrait de La Nuit tango
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Monique Debruxelles
Dessins de Julos Menez

11 cm X 17 cm, fichiers pdf et epub

4.99 euros

Sur le papier kraft était écrit mon nom : Valentine Turandeau, en belles anglaises à l’ancienne. Il y avait deux mois que je me terrais au fin fond d’une campagne vallonnée, au sud de la France. J’avais trouvé l’annonce de cette location dans un journal, tout s’était réglé très vite, par courrier en poste restante. Indécise, j’observai longuement l’objet sans oser l’ouvrir. Qui me l’envoyait ? Malgré tous les moyens dont il disposait dans son ministère, José n’avait pas encore découvert ma trace, sinon il serait venu et aurait exigé mon retour immédiat.


Benoît Legemble propose une recension de La Nuit tango – Cabinet de curiosité

Délicieusement décadentes, les nouvelles de Monique Debruxelles lèvent le voile sur des destins hors du commun et un théâtre de la cruauté. Des tranches de vies bousculées par l’intrusion d’une inquiétante étrangeté, où le lyrisme côtoie la contemplation. Une réussite où l’inversion devient un impératif catégorique, fondateur de l’œuvre et essentiel à l’écriture-même.

Monique Debruxelles est une voix les plus sûres de la littérature française contemporaine. Qu’on se le dise. Cela tient certainement à son affranchissement vis-à-vis des canons consacrés actuels, par-delà l’autofiction et ses sinistres épigones, les biopics et la nécessité poétique du modèle. Si filiation il y devait y avoir, Monique Debruxelles s’inscrirait à même la conversation conteuse, héritée du Decameron, et incarnerait la descendance des décadentistes du dix-neuvième siècle. C’est qu’on pense souvent, à la lecture des nouvelles de La Nuit tango, son nouvel opus, à des auteurs comme Barbey d’Aurevilly ou Villiers de L’Isle-Adam. Elle en possède la finesse des traits d’esprit, le dandysme, ainsi que la poésie macabre. Hubert Haddad ne s’y était pas trompé, lui qui fût l’un des tout premiers à reconnaître dans ses ciselures poétiques, le lieu où « l’extrême désinvolture » côtoie « le drame et l’épouvante ». Il avait saisi la présence de Barbey, des contes fantastiques d’Hoffmann, « au bord du merveilleux, l’onirisme inquiet », « l’Ogre de sérénité dans la vivante demeure des mots. » On ne peut, bien sûr, réduire une œuvre aussi complexe à la critique des influences. C’est chose entendue. D’une écriture à la fois délicate et étrange, l’auteure privilégie la logique du rêve et dit ce qui échappe à l’entendement, au gré de ses variations fictionnelles qui portent le sceau du surnaturel. Si l’atmosphère est fantastique, l’univers poétique épouse une forme de noirceur, sans que jamais Monique Debruxelles perde son humour. La bizarrerie, la mélancolie, le concept très freudien d’inquiétante étrangeté, cohabitent dans une écriture élégante, qui fait la part belle à la tension lyrique et à des jeux stylistiques élaborés.

Dans la nouvelle éponyme, il est ainsi question de personnalités multiples, révélées à elles-mêmes quand vient la nuit. La narratrice, d’insister : « Parce que mon corps aussi, comme mon esprit, est en partage avec un autre. Avec une autre. Ce ne serait pas trop gênant – après tout, on n’est jamais trop de deux – si celle qui s’invite en moi n’était mon exact contraire. » Pour le reste, elle évoque avec détachement la mort de sa sœur, révoque l’attitude parentale dans ce qu’elle voit comme « un deuil idiot », prise « de pulsions de bonté », elle ira même jusqu’à caresser un chien. On saisit le comique de la scène, la froideur marmoréenne du personnage, qui peuple ses nuits en pénétrant dans des maisons vides, dans cette « ville où il n’y a rien à admirer sinon les humeurs du ciel. » La beauté poétique des images est contagieuse, avec son style dégingandé, où des noyés offrent des bouquets de crevettes à cheval sur des hippocampes. C’est que nous sommes face à une logique par l’absurde, qui accouche de métaphores filées bien souvent splendides, parce que révoquant les modèles classiques de narration et élaborant un nouveau système de références sous mescaline. Il y a aussi la présence des morts, qui sature le récit. La sœur qui « refuse d’être morte. » La récusation traditionnelle du Beau, où les anfractuosités de la vie épousent le creux des orbites de l’amant. Monique Debruxelles dit l’augure d’une évocation poétique dans un espace autre - lyrique mais pas classique, étrange, à coup sûr - qui est certainement sa plus grande réussite.

Mais c’est avec Le beau débit de l’Oise que Debruxelles trahit son grand souci du style. Nimbé d’un halo de lumière, il comporte intrinsèquement ses plus belles descriptions, coud les plus fines dentelles du paysage à même le texte. On est au bord de l’eau, dans une maison qui fonctionne à rebours, par-delà les acceptions les plus communes. Car c’est le meuble qui conditionne l’ensemble, et non le contraire. Courtebise, le propriétaire des lieux, vient d’acquérir une méridienne Récamier, dont il est très fier. Il n’est pas spécialement le genre à aimer le reste de l’humanité. Disons-le franchement : il est même carrément misanthrope. Après avoir rompu son mariage, abandonné tout le matériel, il aspire désormais à une existence réduite à la plus pure contemplation : car « il n’avait jamais été amoureux, pas même de sa femme qui l’avait distingué, choisi et mené au mariage sans qu’il pût donner son avis. Mais il aimait d’amour la rivière, son cours bonhomme et ses rives délicates. » Et le voilà certain d’être près de son but, jusqu’à ce qu’un mystérieux phénomène révoque ses dernières certitudes : des visiteurs s’introduisent sur son terrain, s’allongent sur la méridienne et se confessent à lui. Interloqué par cette succession d’apparitions, l’homme est confronté à une première constante. Leur discours porte en germe la question de la reconnaissance et de la haine des siens. Mais Debruxelles ne semble se départir de son humour, lorsque des étrangers se confessent en langue étrangère, et qu’un chien fait de même, lui pleurnichant « ses doléances pendant plus d’une demi-heure. » Dès lors, l’homme n’aura de cesse de reconquérir sa tranquillité, quitte à user de barbelés pour cela. Car dans le monde de l’écrivain, la méridienne fait le psychanalyste, non l’inverse.

Avec Fête nationale, Debruxelles poursuit sa folle embardée poétique. Aussi inscrit-elle en filigrane du texte une forme de poésie qui lui est propre, lorsqu’il est très tôt question de recréer, dans un hangar désaffecté, des paysages avec des détritus, comme s’il s’agissait de sublimer la souillure et l’abjection. Le langage amoureux est ainsi celui du recyclage, tandis que la narratrice se débat, elle dont l’identité semble menacée par les autres : « je suis ainsi, je ne cherche pas à me justifier, j’écoute les autres me condamner sans me défendre. » Il y a ici une intensité poétique nouvelle, qui laisse affleurer la présence de la poétesse autrichienne Ingeborg Bachmann. Car la beauté lyrique épouse les formes de la menace et de la passivité. On pense à Malina – grand roman du feu de la romancière de Klagenfurt. Dans les deux œuvres, il s’agit de dire la reconstitution progressive d’un passé traumatique et morcelé. Pour cela, Debruxelles entremêle les voix, fait se juxtaposer les flux de conscience ainsi qu’un palimpseste. Elle dit l’holocauste, le sacrifice par le feu, comme le fratricide infernal. C’est à coup sûr l’une des pièces majeures du recueil.

Le kiosque aux chimères narre enfin les aventures du docteur Daniel Pile – nouvellement installé dans la région - et de l’intrigante Alice Lespovy. Prétexte aux jeux onomastiques, le nom des personnages – telle Pauline Chartreux – semble déterminer le cours des choses. Là aussi, il est question de contemplation, qui sert de point de départ du récit. Telle « une bergère veillant sur son troupeau », la chaisière – profession désuète s’il en est, est en quelque sorte la mémoire des lieux. En une subtile mise en abyme, elle regarde le médecin qui contemple les promeneurs. Ce dernier remarque une apathie contagieuse chez la plupart d’entre eux. S’en suit, chez eux, un nouveau phénomène d’indifférenciation, qui se manifeste jusque dans le sexe et l’âge des promeneurs. C’est alors que le médecin fait la rencontre d’Alice, figée dans le temps depuis la disparition de son mari. Daniel confesse pour sa part ne pas avoir aimé soigner jusqu’au décès de sa femme et son fils. Il voit en Alice la reine d’un subterfuge morbide, puisqu’elle viderait, dans le parc, ses victimes d’elles-mêmes. Désormais, elles « sont sans sentiment. » On pense aux Diaboliques de Barbey, jusqu’à l’idylle naissante Alice et Daniel, célébration d’Éros et Thanatos, enfin réunis. Daniel l’accuse cependant. Alice de se défendre : « nos concitoyens sont indifférents à tout. C’est par manque d’intelligence, je crois. On dirait qu’ils baignent tous dans une satisfaction béate. Avant ou après mon traitement, on ne voit guère le changement. » Car « dans cette ville sans caractère, à l’urbanisme indécis, la plupart des habitants semblaient pétris de stupidité. » Face à ces hommes sans qualités, le bonheur est dans le crime – dirions-nous, pour paraphraser Barbey. Daniel aussi a son secret, lui qui joue une fugue de mort aux agonisants, bardé de son harmonica. Il collectionne aussi les papillons, depuis qu’ils sont sortis de la dépouille inanimée du fils. Depuis, il poursuit sa quête en déployant sa partition funèbre. La décimation familiale fait ainsi l’heureuse fortune du collectionneur. Mais le commerce des visages entrepris par son amante est un frein à son entreprise. Il serait dommage de lever le voile sur l’issue du conte macabre, mais l’on peut dire que le malheur des uns contribue à l’heureuse fortune des autres – en un ressort narratif habile et inespéré.

Avec La chasse aux revenants, Debruxelles évoque la ville de Bouterville, très probablement issue de son imagination. Elle est le théâtre de phénomènes étranges, alors qu’une bande d’amis décadents s’aventure une nuit dans une masure abandonnée. Alors qu’une étrange épidémie semble avoir raison des visiteurs de la bourgade, les quatre dandys décident qu’ils vont pénétrer les lieux. En effet, ils étaient sans ressources, « avaient décidé qu’ils ne perdraient leur vie à tenter de la gagner. » Les traits d’esprit abondent, tandis que la bande s’enquiert de perspectives paranormales. Dans l’hôtel fraîchement inhabité, ils seront victimes d’apparitions effroyables, toutes différentes pour chacun d’entre eux. Le lendemain, ils sont confrontés aux conséquences réelles de ces esprits : les voilà devenus tous les quatre inaudibles. Fréquenter des médecins de renoms n’y changera rien. À dire vrai, le parallèle avec Villiers ou les Contes carnivores de Bernard Quiriny est vérifiable. Les amis semblent paniqués : les objets dont ils se servent n’émettent plus de bruit. Face au coup du sort, ils se sépareront. Certains s’en sortiront mieux que d’autre, à l’image de l’un d’entre eux, muet et désormais célèbre acteur de cinéma. D’autres finiront dans des circonstances sordides, à l’image de Béranger. Exhibé par sa riche compagne, il a aussi alimenté la rubrique des faits-divers. Un autre, devenu sommité mondiale des questions relatives au paranormal, décidera de revenir sur les traces de sa nuit de cauchemar, pour comprendre ce qui s’est passé. Il repartira avec des nouveaux stigmates de sa visite, portant le cadre hectoplasmique de son chien, « comme un frère siamois, sagement couché contre lui. » Et ça aurait pu être pire, dit Debruxelles : il aurait pu adopter un saint-bernard. On saisira toute la cruelle ironie, le raccourci métonymique d’Igor, devenu le chien puisqu’il le porte à longueur de journées, et la logique cadavérique épousée par le texte. Debruxelles donne à voir des récits étonnants, qui échappent aux grilles de lecture traditionnelles. Elle répond à sa propre logique, qui ne répond à rien de ce que le lecteur a l’habitude de lire. Et c’est certainement ce qui fait sa grande force.

Vignette narrée à la première personne du singulier, la Nuit d’orage cristallise l’entreprise vouée à l’échec d’un frère et d’une sœur, à la tête d’une pension de famille située « dans une station balnéaire déjà sur son déclin », délabrée et en proie à la récession. À l’origine d’une galerie de personnages truculents, Debruxelles montre des pensionnaires souvent attachants, drôles, aussi. À l’image de Benoît, soupçonné d’être prêtre, car souvent affairé à son carnet en moleskine, qui n’est en fait qu’un livret de comptes de poche. On aurait pu citer la jeune Adelaïde ou Rathko, dont la trajectoire est celle de la collision avec le meurtre. Cette fois-ci, face à un cadavre découvert dans locaux de la pension, une enquête doit être menée. Debruxelles joue avec les codes du roman policier, tout en les mêlant à la dynamique narrative de la conversation conteuse – puisque chaque pensionnaire est un devisant en puissance, dont la parole est libérée par celle des autres, qui la réamorcent perpétuellement. Le procédé est habile, d’autant que l’orage est mobilisé pour rajouter aux suspicions – à cette étrangeté inexplicable qui fait le sel du récit. Face à une mort incompréhensible, l’auteur suggère que les défunts viennent hanter les vivants. L’un des leitmotiv du recueil – comme pour dévoiler l’architecture souterraine des récits enchevêtrés.

Dans Soirée au cirque À l’envers, il est question d’une voyante, figure de proue de la vie des bohémiens. Elle a jadis été mariée à un lanceur de couteaux qui disparu très vite. Comme pour mieux dire la révocation de l’idylle, à l’orée du texte. Avec ses tensions, ses inimitiés, le quotidien du cirque n’est pas toujours rose. Il y a donc deux frères, dont l’un s’inscrit en faux dans le texte ainsi qu’un sinistre épigone caïnique. Restait à savoir « qui des deux tuerait l’autre ». Bien sûr, « ils vivaient les uns avec les autres, les uns grâce aux autres, mais seule la route les liait. Le spectacle n’était qu’un prétexte. » Suite à l’histoire d’un crime, les deux frères seront séparés. Il y a aussi la présence d’Estelle, pour qui les deux hommes se divisent. Il sera ainsi question de lettres contrefaites, d’un plan machiavélique pour se débarrasser d’une écuyère qui met à mal à la bonne santé du cirque – sans jamais se départir d’un souffle poétique qui traverse l’œuvre, d’un bout à l’autre.

Ultime récit, La rouille n’a que faire de novembre est presque un court roman. On pourrait parler de novela, dans ce cas précis. Le point de départ tient pourtant dans un dé à coudre. Valentine Turandeau – là encore une voyante - reçoit ainsi un mystérieux colis. Elle décide donc de partir à la recherche de son expéditeur. On suit ainsi son cheminement hypothético-déductif, ses errances erratiques, en un flux de conscience qui la mènera en Fossalize – un micro-état enclavé entre deux pays d’europe de l’est. De façon irrationnelle, Valentine abandonne mari et profession pour mener à bien son entreprise. On appréciera, là aussi, les nombreuses allitérations intégrées à la description de José : « il était sans reproche, travailleur, réfléchi et terriblement moralisteur. » Sur les traces de l’expéditeur, Valentine épingle des similitudes patronymiques avec son homologue, à l’origine de l’intrigant envoi. Il s’agirait d’un certain Töringdo. Se peut-il s’agisse d’un parent ? Est-elle elle-même originaire de cette société féodale, fondée sur un système de clans et de castes, ainsi que sur le déchaînement tribal de la violence ? De la recherche au voyage, il n’y a qu’un pas, que Valentine finira par franchir. Hébergée chez l’habitant, elle est en proie à des visions morbides, très vite confrontée à l’hostilité des gens et du lieu. Debruxelles sort alors un nouveau lapin de son chapeau – ainsi qu’un hat trick enclavé au récit – lorsque Valentine croise Mathieu, son ami d’enfance, étrangement « distant et froid. » C’est qu’il est là pour les mêmes raisons, que les deux amis du temps jadis appartiennent en réalité à deux clans que tout oppose. De façon surréaliste, à mille lieux de la France, ils recevront la haine en héritage, afin d’éviter l’extinction de la race. Pourtant, ils sont considérés par les leurs comme des bâtards, désormais là pour faire contre mauvaise fortune bon cœur. Poétiquement, Debruxelles saisit l’essence d’un conflit intérieur, les enjeux métaphysique du legs : « les descendants de déracinés s’inventent l’ascendance dont ils rêvent. » Désormais, la logique narrative s’organise autour « des meurtres à n’en plus finir » - d’une « alliance inévitable ». Les deux français sont ainsi présentés comme « des enfants de traîtres » par leurs interlocuteurs. Pour donner à voir l’hostilité, l’auteure use d’anaphores fondées sur la négation. Au marché, Valentine frôle la lapidation à cause de ses origines et de son appartenance. Avec ses propres lois et ses coutumes différentes, le Fossalize est entré dans la modernité. Il est désormais une république, qui mêle paganisme et religions, rituels et croyances. Confrontés aux quiproquos, à l’hystérie collective et la cabale, les deux français songent à partir, pour survivre. Mais les habitants n’entendent pas de même. Il y a alors dans cette saturation de la menace envers les étrangers, quelque chose de typiquement kafkaïen. Valentine ne peut souffrir les jeux d’alliance, tandis que la maxime du clan s’inscrit à même le texte, dans une cruelle ironie qui révoque le champ des possibles. Désormais, il ne pourra en rester qu’un, semble dire Debruxelles – en un dernier geste narratif qui fait la part belle à la mouvance décadentiste et aux réactionnaires du dix-neuvième, qu’elle entremêle à un substrat anthropologique, à la manière d’un palimpseste – d’un texte dans le texte, qui fonctionnerait à plusieurs niveaux, ainsi qu’un récit à tiroirs.

L’écrivain est habité par l’esprit d’un autre temps, défiant les logiques narratives actuellement usitées, pour notre plus grand bonheur de lecteur. Pour cela, elle inscrit à même-le texte son théâtre de la cruauté, dans un style qui s’apparente à la broderie. Elle est à coup sûr l’un des auteurs qui compte, actuellement. C’est qu’on n’écrit plus comme ça depuis Barbey d’Aurevilly. Elle ressuscite avec elle une époque disparue, dont elle est l’un des derniers avatars, avec cette réussite qu’on retrouve chez Robert Alexis et Bernard Quiriny. Lire Debruxelles est certainement ce qui pourrait vous arriver de mieux - tant elle fait montre d’une insolente réussite poétique et d’un esprit frondeur. À la marge des idéologies et des canons consacrés, elle tisse une œuvre aux allures de patchwork, qui entremêle des mouvements sismiques et les heurts coutumiers qui agitent l’humanité. Face aux truismocrates et aux possédés de l’évidence, Debruxelles donne à voir une œuvre qui croit encore en les pouvoirs de l’imagination. Aux salariés de la subversion, elle oppose autant de fines dentelles où l’imagination se joue avec virtuosité des thuriféraires du lieu commun.




















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« La mort de la littérature : plutôt crever, oui. » Nicolas Bernal