Shangrila Express

Un extrait de Shangrila Express
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Julien Couty

11 X 17 cm

4.99 euros




Témoignage : Je ramassais des coquillage. J’ai voulu écarter un paquet de varech. Mon pied a rencontré quelque chose de dur, enfin, quelque chose de mou. C’était un corps, tout recouvert d’algues dont je l’ai débarrassé. Un jeune homme, inanimé, pâle, il respirait. Il était léger et trempé. Je l’ai porté jusqu’à ma maisonette et je l’ai dévêtu pour le mettre au chaud sous mon édredon. En étendant ses vêtements pour les faire sécher, j’ai senti dans la poche de son jean une masse spongieuse. C’était une petite liasse de papier détrempé, des feuilles pliées et couvertes de dessins. J’ai déplié les feuilles avec précaution. Je les ai posées sur mes torchons propres étalés sur la table. J’ai regardé les dessins, longuement.
Le jeune homme a ouvert l’œil, je lui ai proposé un bol de bouillon. Il a bu sans rien dire. J’ai montré les feuilles du doigt et j’ai dit : « La forêt ?... » Ses yeux se sont écarquillés, tout son corps s’est raidi, et j’ai senti sa peur prendre mon cœur dans une étreinte glacée...

Shangrila Express rassemble 32 dessins dans lequels s’immerger, par lesquels se laisser submerger.

Shangrila Express en version papier.
Une pub opaque et mystérieuse.

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« La mort de la littérature : plutôt crever, oui. » Nicolas Bernal