Charlotte Bayart-Noé

Elle est faite du bois des grands arbres mais elle a grandi en pot. A l’époque les filles étaient cultivées en pot. Ce n’est que de peu qu’elle évita l’école ménagère. Ainsi, quand ses frères de même bois griffent le ciel, elle culmine le nez au faîte du mur mitoyen. Sans les avoir connues, elle a la nostalgie des hauteurs et son tronc dont on ferait une canne étouffe de ses muqueuses surdimensionnées. Le marronnier en pot de la cour me l’a dit, qui souffre du même mal.


Elle voulait faire les Beaux-Arts, et puis elle est devenue ingénieur.
Nègre des lettres de motivation, des lettres de contentieux, des lettres d’amour du quartier, émerveillée par la poésie, fascinée par le paradoxe, gestionnaire et pilier de la fondation des éditions Attila puis éditrice et fondatrice de Rue des Promenades, elle aime les gens, les arbres, la dentelle et le lait. Elle parle d’elle-même à la troisième personne et ça la fait marrer.


Rue des Promenades selon Charlotte Bayart-Noé
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« La mort de la littérature : plutôt crever, oui. » Nicolas Bernal