Bernal

Ariane

C’est une force qui me guide
Me dévorant jusqu’à ce que
S’épanche ce curieux fluide
Dans les nervures de mon casque  

C’est une force et malgré moi
Je la regarde de travers
Ferrer des vers d’or à la noix
Je la suis jusqu’en ses revers
C’est une force et ma faiblesse
Lie où je couche en de beaux draps
Que j’ai brodés le cœur en laisse
C’est ma force elle me perdra


Yann Bernal n’est pas un poète, n’est pas un pohéteu, n’est pas un poët.
Membre d’une fratrie légendaire, né non loin du terre-plein où Jarry conquit la maîtrise du vélocipède, il est un facteur de trouble. On ne caresse pas les mots sans casser des formes.
Ainsi il invente des poèmes à contraintes footballistiques ; ainsi il rédige des cocktails à dominante urbanistique ; ainsi il fomente des dérives à détours agonistiques. Honnissant la chlorophylle (et ses dérivés), il n’a pas peur de faire des trous dans les couches de zone... Il opère, la plupart du temps, dans la ville, pourfendant d’un cimeterre aussi aiguisé persiennes et Parisiennes.

Benoît Virot




















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« La mort de la littérature : plutôt crever, oui. » Nicolas Bernal